mardi , 14 août 2018
Zemali-BIT

 

L’affaire des bandelettes réactives pour l’auto surveillance de la glycémie est plus que jamais au centre d’une polémique entre le département du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale et les organisations de défense des malades diabétiques. Mais pour lever toutes les « incompréhensions relatives aux derniers propos tenus par le ministre du travail, M. Mourad Zemali, lors de son déplacement dans la wilaya de Boumerdés, le dépaetement du travail a tenu à rendre public un communiqué dont voici le contenu :

« Certains organes de la presse écrite nationale ont abordé dans des articles, des informations selon lesquelles les malades diabétiques  bénéficient d’un nombre restreint de bandelettes réactives pour l’auto surveillance de la glycémie.

Ces informations ont été, selon le contenu de ces articles de presse, établis suite à des exploitations des déclarations de Monsieur  le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale lors de sa dernière visite à la wilaya de Boumerdes ayant trait à l’utilisation des bandelettes réactives et leur gestion par les services de la CNAS qui , tout en ayant répondu , a tenu à souligner qu’il procèdera aux vérifications nécessaires avec la CNAS .

Cependant, les propos  ont été mal interprétés par certains médias, induisant ainsi en erreur le lecteur et surtout les malades.

Cette incompréhension quant à la réalité des prestations fournies par la CNAS à cette frange d’assurés sociaux  nécessite donc des éclaircissements  auprès de l’opinion publique qui sont détaillés  ci-après.

 Ainsi, il est important de rappeler que la prise en charge des malades diabétiques de type 1 insulinodépendants ainsi que les malades diabétiques de type 2 non stabilisés  traités par hypoglycémiants oraux et insulino-requérant en traitement associé, ne sont pas concernés  par une limitation  ou restriction du nombre  de bandelettes réactives dès lors qu’ils sont mis sous insuline.

 La prise en charge d’une boite de bandelettes par trimestre concerne uniquement et exclusivement les malades chroniques de type 2 stabilisés traités par hypoglycémiants oraux et non insulino- requérants  et ce, conformément aux normes  de bonne pratique médicale, aux normes et standards universels et recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S). Néanmoins, pour les malades diabétiques de type 2 chez qui une insulinothérapie a été instaurée par le médecin traitant, la totalité des bandelettes réactives prescrites sont prises en charge après accord médical de la CNAS ».

  1. N

Aussi, il y a lieu de préciser que le nombre de malades diabétique pris en charge par la CNAS durant l’exercice 2017 s’élevait à 1 479 244  malades  dont  446 596 de type 1 (insulino- dépendant)  et 1 032 648 de type 2 (non insulino-dépendant).

Le nombre de boites de bandelettes réactives prises en charge par la CNAS au cours de l’exercice 2017, et qu’il faut le préciser, sont importés à des proportions inquiétantes a été de 8.515.869 boites correspondant à un montant de 13 513 990 995 DA représentant la somme de 117 871 705,15 Dollars US.

Outre, la prise en charge des bandelettes réactives, l’Etat a   consentis des efforts considérables en matière de médicaments relatifs à cette maladie au regard des dépenses  y afférentes qui se sont élevées, durant l’exercice 2017, à  37 765 933 859, 76 DA  dont 7 900 857 706,49DA pour les Antidiabétiques oraux                                                et 29 865 076 153 ,27DA pour les insulines, soit 19,6 %  de la dépense globale en remboursement du médicament.

Toute cette gestion aussi bien du malade que des impacts financiers ci-dessus explicités, impose une démarche cohérente qui, tout en sauvegardant les droits et les acquis des assurés sociaux, nécessite la prise de mesures de préservation du système de sécurité sociale et de sa pérennité.

Le secteur de la sécurité sociale a adopté, par ailleurs, une stratégie d’information et de sensibilisation en direction de cette catégorie de malades  à travers une série d’actions visant à prévenir les complications graves de cette pathologie notamment par une hygiène de vie saine , une activité physique régulière et un changement des habitudes alimentaires . Tous nos partenaires et les organes de presse et d’information devraient se mobiliser également pour accompagner et appuyer cette démarche.

Voir aussi

lesechosdalger-fôrte-de-bouchaoui

Face à la mobilisation citoyenne : Zoukh et Aarar font marche arrière, la foret de Bouchaoui épargnée

La mobilisation citoyenne a payée. Pour preuve, le projet de création à Alger, plus exactement …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Newsletter
S'abonner