mercredi , 18 juillet 2018
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Affaire village «Taline» de Tipasa: 3 à 5 ans de prison ferme requises par le parquet

Le parquet général près le tribunal de Tipasa a requis des peines de 3 à 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite «village Taline», dont le procès s’est poursuivi jusqu’à une heure tardive de la nuit de dimanche à lundi, dans l’attente de la prononciation du verdict dimanche prochain. Le dénommé Mohamed Hadji est poursuivi pour les chefs d’inculpation de  «constitution d’une association de malfaiteurs pour préparer une escroquerie en se prétendant promoteur immobilier sans agrément», «faux et usage de faux », «édification d’une construction sur un lot sans autorisation», «atteinte sur une propriété foncière», «vente d’un terrain», et «déforestation».

A l’issue des audiences, entamées dans l’après-midi pour s’achever aux environs de 22 h, le représentant du parquet, l’adjoint du procureur général près le tribunal de Tipasa, Khiar Mohamed a requis des peines de trois (3) années à l’encontre de sept (7) accusés arrêtés, jugés en comparution dans cette affaire, au moment où une peine de cinq (5) années de prison ferme a été requise contre deux autres prévenus actuellement en fuite, dont l’accusé principal, représenté par le promoteur de ce projet, le dénommé Mohamed Hadji.

La défense a plaidé l’innocence de ses mandants, se trouvant en détention provisoire, arguant du fait que quatre(4) parmi eux détiennent des procurations légales leur permettant de représenter l’accusé principal, estimant de fait que l’accusation de constitution d’une association de malfaiteurs est non fondée. Cette affaire, qui avait défrayé la chronique à l’époque, remonte à septembre dernier, lorsque le groupement territorial de la gendarmerie nationale à Tipasa a rendu public un communiqué dans lequel il signale la mise hors d’état de nuire d’une bande de malfaiteurs composée de 6 individus, qui escroquaient leurs victimes en leur vendant des parcelles de terrain avec de faux papiers.

Selon le communiqué, les membres de cette bande vendaient des parcelles de terrain avec de faux papiers en exigeant des acheteurs d’édifier des constructions selon un cahier des charges défini. Sachant que plus de 200 actes nuls de transfert de propriété ont été établis de cette façon. Les mis en cause ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Tipasa qui les a déférés devant le juge d’instruction, ayant ordonné leur mise en détention préventive pour «escroquerie», «atteintes sur des biens fonciers», «déforestation», «construction sans autorisation» et «faux et usage de faux dans des documents officiels».

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