vendredi , 28 septembre 2018
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Dégradation de l’environnement à Blida: l’épidémie du Choléra, la goutte qui a fait déborder le vase

L’environnement à Blida, jadis réputée pour être la ville des roses, a connu une dégradation telle que tout passager dans la région est interloqué par le décor désolant, fait de déchets en tous genres, qui s’offrent à ses yeux. Et la pollution des eaux de l’Oued Beni  Azza, identifiées comme source de l’épidémie du Cholera, ne serait que la goutte qui a fait déborder le vase, à plus d’un égard.

En effet, tout visiteur de ce lieu est frappé par le décor désolant et des plus repoussant offert par Oued Azza, traversant, sur une trentaine de kilomètres, les communes de Blida, d’Ouled Yaich et de Beni Merad, et dont les eaux ont été identifiées comme contenant le vibrion cholérique « Ogawa »,  constituant une réelle menace pour l’environnement et la santé publique, tout particulièrement pour les résidents des habitations précaires érigées le long de ses rives.

Où que l’on se trouve, dans les marchés, les cités et artères de la ville, des quantités incommensurables de déchets domestiques et industriels et autres gravats provenant des chantiers de construction constituent le lot quotidien des citoyens, qui sont désormais nombreux à partager ces images de désolation sur les réseaux sociaux dans l’espoir de susciter une réaction de la part des responsables pour une intervention urgente et susceptible d’empêcher l’apparition d’autres épidémies.

Tout au long de son parcours, l’Oued Beni Azza constitue un dépotoir et exutoire pour toutes les régions environnantes, particulièrement Beni Achour et Khezrouna, dont les habitants, issus de différentes régions du pays et fuyant le terrorisme, ont élu domicile sur ses rives depuis plus d’une dizaine d’années. Les familles en question habitent des constructions précaires dénuées des moindres conditions nécessitées pour une vie décente, faisant de tout le site un lieu propice à la prolifération d’un tas d’insectes et de rongeurs, agents transmetteurs de maladies diverses.

Un fait désormais identifié comme étant à l’origine de l’épidémie du Cholera, ayant valu à la wilaya de Blida deux décès, en plus de dizaines de cas d’atteintes confirmées, heureusement rétablies. Cette situation «exceptionnelle» est également à l’origine d’une réduction considérable du lit de l’oued de Beni Azza qui prend sa source à Sidi Lekbir, où son eau est claire et saine, avant de charrier, avec elle, un tas de déchets en arrivant à Ben Achour, passant par l’Oued Lekhel, l’Oued F’tiss et l’Oued Mazafran (Tipasa), avant de se déverser directement dans la mer sans traitement aucun.

 

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