lundi , 21 septembre 2020
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Intoxications alimentaires : plus de 10.000 cas enregistrés en 2017

Plus de 10.000 cas d’intoxications alimentaires en 2017 et 926 cas au cours des premiers mois de 2018, ont indiqué des chiffres du département de la santé, tout en relevant que 40% des cas surviennent durant les fêtes et 60% au niveau des restaurants collectifs, particulièrement les écoles et universités.

Dans une déclaration à l’APS, le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, Dr. Djamel Fourar a fait savoir que les intoxications alimentaires avaient connu une nette augmentation au cours des dernières années, passant de 3838 cas en 2014 à 5191 en 2015, le même chiffre en 2016, puis plus de 10.000 cas en 2017, prévoyant une hausse significative de ces chiffres en 2018.

Il a indiqué, à ce propos, que ces chiffres « ne reflètent pas la réalité », d’autant que les cas enregistrés sont des intoxications collectives déclarées dont les victimes se déplacent au niveau des centres sanitaires dès l’apparition des symptômes chez deux ou trois personnes ayant consommé le même plat durant les fêtes ou dans des restaurants collectifs des établissements éducatifs ou universitaires, relevant que de nombreux cas individuels « recourent à l’automédication et ne consulte un médecin qu’en cas de complications ».

Parmi les aliments responsables de ces intoxications, Dr. Fourar a cité les glaces, la viande hachée, les œufs et le lait et ses dérivés, expliquant ce phénomène par la rupture de la chaîne de froid, la propreté des ustensiles de cuisine, en plus de l’exposition des repas à l’air. Dans ce contexte, la même spécialiste a appelé les unités d’étiquetage ou de production de certaines denrées alimentaires périssables ou exposées à la prolifération des bactéries à  » la nécessité de se conformer aux règles d’hygiène et de stérilisation », vu qu’il est impossible de soumettre toutes les grandes quantités produites aux analyses et au contrôle et que dans pareils cas, l’échantillon qui subit des analyses  » ne reflète jamais la situation réelle « .

Pour prévenir le phénomène des intoxications alimentaires, la même interlocutrice a appelé à la nécessité de mener une étude sur les denrées qu’il faut contrôler dans les différentes chaînes de production au sein de toutes les unités nationales, et ce en vue de déterminer la chaîne qui pourrait  » constituer un danger », assurant à ce propos, que les moyens indispensables à cette opération sont disponibles ».

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