jeudi , 27 septembre 2018
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Sit –in des médecins résidents au CHU Mustapha : Des praticiens tabassés par des policiers

Le sit –in de protestation observé par les médecins résidents ce mercredi au niveau du CHU Mustapha à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a connu une tournure houleuse. En effet, les médecins protestataires ont tenté d’investir la rue, ce qui a poussé l’impressionnant dispositif policier mis en place tôt le matin à intervenir d’une manière musclé, causant des blessures à plusieurs médecins manifestants.

Ainsi, plusieurs médecins – protestataire ont été blessés, alors que d’autres ont subi des actes de brutalités. Une situation qui a suscité colère et indignation de la corporation des blouses blanches. Pour rappel, avant d’appeler à ce sit-in, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) avait lancé un appel à une grève en novembre dernier.

Parmi les revendications des médecins résidents figure le service civil, jugé comme étant « anticonstitutionnel » par le Dr Hadjab, résidente en radiologie au CHU de Beni Messouss. « Nous demandons l’abrogation du service civil dans sa forme actuelle, ainsi que l’annulation de son caractère obligatoire en l’absence de mesures incitatives », explique-t-elle. «Tous les universitaires algériens ont été formés gratuitement, on ne comprend pas pourquoi les médecins sont les seuls à être soumis au service civil sans contrepartie équitable ni incitation financière. C’est une situation injuste car, par exemple, les ingénieurs en pétrochimie qui ont bénéficié d’une formation gratuite au sein des universités algériennes se battent pour partir au Sud car ils y sont incités par des salaires conséquents ! », s’est –elle insurgée.

Le projet de loi de santé qui sera prochainement débattu au niveau du parlement a accru le mécontentement des médecins résidents. Le Dr Ariche, résident en urologie au CHU de Tizi-Ouzou, qualifie ce projet de loi de « code pénal » et affirme que parmi les revendications du collectif des médecins résidents, figure « le rejet de la pénalisation de la fonction de médecin ». « Nous voulons revoir le nouveau code de la santé qui a été rédigé sans qu’on prenne en compte les suggestions des médecins résidents et sans qu’aucune concertation avec les premiers concernés ne soit menée », réclame le Dr Nadir Mellah, résident au CHU de Sidi Bel-Abbès. Les médecins ne se contentent pas de protester, mais ils proposent une alternative. « Laisser le choix aux médecins résidents hommes entre le service civil et le service militaire, sans les obliger à faire les deux », détaille le Dr Mellah.

Kenza. B

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